Chronique 45


1600 - Le Manuscrit d’York n°1

Postérieur de près de vingt ans au Manuscrit Grand Lodge n°1 (1583), le Manuscrit d’York présente, cependant, avec lui de nombreuses analogies, sans se différencier grandement du Manuscrit Watson (1535). Son architecture est identique, com­mençant par une présentation des Sciences libérales, se pour­suivant par une histoire de la Maçonnerie, se terminant par une énumération des Devoirs du Métier

La construction des paragraphes est comparable. Diffèrent seulement certains propos ; un simple exemple : il est ici question de la tour de Babel, et non de celle de Babylone. 

Il y a lieu, en lisant ce manuscrit, de se souvenir que bon nombre d’Anciens Devoirs anglais ne sont que des copies, plus ou moins fidèles, de textes antérieurs. Matériellement, il s’agit de quatre feuillets de parchemin, cousus ensemble, formant un rouleau long de 2,1 m., large de 17,5 cm.

Au moment où le Manuscrit d’York est écrit, l’Angleterre vit les dernières années du règne d’Élisabeth Ière (1533-1603). En cette fin du XVIe siècle, marquée par un complot destiné à la renverser, celle-ci doit encore faire face à une rébellion irlandaise. 

En France seront fêtées, dans quel­ques mois, les naissances du futur roi Louis XIII (1601-1643), et de sa future épouse, Anne d’Autriche (1601-1666).

Du texte, il ressort que :

• Le premier devoir est d’être fidèle à Dieu. 

• Les maçons doivent être loyaux les uns envers les autres.

• L’on doit garder secrètes les délibérations de la Loge.

• L’on doit demeurer fidèles au seigneur et au maître.

• L’on n’abusera jamais de la femme du maître, ni de sa fille. ni de sa servante.

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© Guy Chassagnard 2019