Chronique 76


1717 - La Franc-Maçonnerie en Écosse

« En 1717 [lors de la création de la Grande Loge de Lon­dres], il existait au moins vingt loges disséminées dans des régions fort éloignées les unes des autres. 

« Il y avait des loges à Édimbourg, Kilwinning, In­verness, Dun­dee, Sterling, Perth, Aber­deen, Glas­gow ainsi que dans d’autres villes plus petites.

« La majorité de ces loges actives étaient encore composées de mem­bres opératifs, c’est-à-dire d’hommes qui gagnaient leur vie dans le bâtiment. Mais la plupart comptaient aussi un nombre plus ou moins important de non-opératifs, qui avaient adhéré à la loge par curiosité ou comme mem­bres d’hon­neur, voire en tant que protecteurs.

« La Loge d’Édimbourg (Mary’s Chapel) avait admis com­me membres des non-opératifs dès 1634, et la loge d’Aberdeen avait reçu quelque douze membres de l’Université en 1670.

« L’admission de non-opératifs dans les loges écossaises n’a pas encore reçu d’explication. À l’époque la plus re­culée, cela constituait probablement un geste envers un protecteur qui avait procuré beaucoup de travail à la loge.

« En 1717, les loges écossaises exerçaient encore un con­trôle important sur l’admission aux mé­tiers du bâtiment dans cha­que grande ville, ou « burgh ». C’étaient, à certains égards, l’équivalent des syndicats actuels.

« Contrairement à ce qui se passait en Angleterre, les loges écossaises ne se réunissaient pas dans des tavernes, mais dans des locaux leur appartenant. »

Ce texte est extrait de l’Annuaire de la Grande Loge d’Écosse pour l’année 1968.

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© Guy Chassagnard 2019