Chroniques 92


1725 - Des nouvelles d’outre-Manche

Réunion à Londres, à la Queen’s Head Tavern (Au portrait de la Reine), près de Temple Bar, d’une société musicale se réclamant du titre de Philo-Musicae et Architecturae Societas, qui travaille à trois degrés différents. Pour appartenir à la Société, il faut prouver que l’on est franc-maçon.


Apparition du grade de Maître Maçon dans une loge londonienne, qui sera déclarée irrégulière par la Grande Loge de Londres. Ce grade, qui repose sur le mythe de la mort d’Hiram, est placé au-dessus des deux premiers degrés occupés par les grades d’apprenti et de compagnon.


Première indication de l’existence d’une Grande Loge d’Irlande (en fait de Dublin), seconde puissance maçonnique à être créée, mais première grande loge « nationale ». 


The Dublin Weekly Journal mentionne en cette circonstance l’installation de Richard, comte de Ross, comme grand maître. Six loges dépendent de la nouvelle juridiction. 


La Grande Loge de Londres lève l’interdiction, précédemment décrétée pour les loges, de ne conférer que le grade d’apprenti. Par sa nouvelle décision, « le maître d’une loge, aidé de ses surveillants et d’un certain nombre de maçons peut, dans une loge réunie selon les formes prescrites, créer des maîtres et des compagnons ».


Issue de la Franc-Maçonnerie opérative la Loge d’York (York Lodge) prend le titre de Grande-Loge de toute l’Angleterre – The Grand Lodge of all England – ouvrant le chemin à la future Grande Loge des Antients


Elle cessera ses activités en 1792, sans jamais avoir été une réelle menace pour sa rivale, la Grande Loge de Londres ou d’Angle­terre. 


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© Guy Chassagnard - Auteur de  : La Franc-Maçonnerie en Question (Éditions DERVY, 2017).

& du Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie (Éditions SEGNAT, 2016).

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© Guy Chassagnard 2019